Sucres / Graisses / Poids

Pourquoi nous grossissons ?

 

Certaines personnes prennent du poids sans manger plus, peut-être les valeurs nutritives sont-elles faussées. Plusieurs explications possibles à la prise de poids : une prédisposition familiale, une sédentarité importante, le stress, la dépression, certains médicaments, un déséquilibre hormonal, les effets de l’âge…

 

On le sait, pour perdre du poids, il n’y a pas de miracle : il est nécessaire de diminuer son apport calorique journalier, en choisissant par exemple de consommer moins de glucides (ou sucre), ou moins de lipides (graisses). Mais quelle est la meilleure option entre les deux ?

Vaut-il mieux limiter le sucre ou le gras ?

 

 

Pour de nombreux spécialistes en nutrition, la guerre au seul gras relève d’une science tronquée. Certes, le gras nous fait grossir, mais en ingurgitant trop de sucres, certains processus physiologiques s’emballent pour créer l’obésité. Dans ce processus, l’insuline joue un rôle clé.

Pourquoi les régimes font grossir ?

Après un régime restrictif, les apports énergétiques qui permettent de maintenir un poids stable devraient être « inférieurs à ceux qui permettaient de maintenir un poids stable avant la perte de poids » (Anses, Agence Nationale de Sécurité Sanitaire). Une phrase terrible qui explique que la majorité des régimes se solde par un gain de poids supérieur à la perte.

 

Le principal mécanisme est la diminution des dépenses énergétiques de base pendant et après un régime, due à plusieurs raisons :

 

§  La répartition entre masse grasse et masse maigre (ou musculaire) est différente : la perte de poids s’accompagne souvent d’une perte de masse maigre et la reprise se fait surtout au profit de la masse grasse. Or la masse maigre dépense plus d’énergie (y compris au repos) que la masse grasse.

§  Après une perte de poids, le métabolisme est plus efficace : « la dépense énergétique lors de l’activité physique de faible intensité est diminuée » (Anses).

§  On observe une diminution du taux de leptine dans le sang (associée à d’autres signes neuronaux et hormonaux) : le cerveau l’interprète comme un signal de « déficit énergétique », ce qui induit à la fois une baisse des dépenses énergétiques et une augmentation de la sensation de faim.

 

D’un point de vue évolutionniste, les régimes hypocaloriques mettent le corps en état de stockage maximal, processus qui a permis à nos ancêtres de survivre aux disettes et aux difficiles périodes de soudure en fin d’hiver. C’est la base du « système de yo-yo », qui touche la grande majorité des personnes après un régime.

L’excès de sucre est stocké sous forme de graisse

Le rôle du sucre consiste à réguler la glycémie, c’est à dire le taux de sucre (glucose) dans le sang.

 

Dès que l’on ingère des sucres, l’insuline s’active pour faire rentrer le glucose dans les cellules, puis celui-ci est transformé en réserves d’énergie sous forme de glycogène – de grosses molécules de sucre – dans le foie et les muscles ou, sous forme de graisse dans le tissu adipeux.

 

Si la consommation de sucres devient trop importante et qu’ils ne sont pas utilisés pour l’activité physique, alors le stockage d’énergie s’opère davantage dans les tissus adipeux. En d’autres termes, en quantité raisonnable les sucres ne font pas grossir, en quantité excessive ils favorisent l’embonpoint.

Pourquoi sommes-nous accros au sucre ?

Le sucre active le circuit de la récompense, qui conduit au plaisir et à l’envie d’en consommer davantage

Le sucre rassure, c’est comme le « doudou » d’un enfant. Il peut aussi être une récompense que l’on s’accorde lorsqu’on a atteint un objectif ou un moyen de nous encourager ou de nous booster si on se sent fatigué. Bref, on est accro !

 

L’origine de la vie. Après rencontre des spermatozoïdes et de l’ovule, l’œuf formé va prendre place dans l’utérus, qui est en réalité plein de sucre.

Le lait maternel. Lorsque le bébé est nourri par le lait maternel, ce dernier est riche en lactose (le sucre du lait). La saveur sucrée donne envie au nourrisson d’en reprendre. Boire du lait est alors pour lui un moyen de calmer sa faim mais aussi un moment de bonheur et de réconfort d’être contre maman lors de la tétée. Différents sens interviennent : le goût, l’odorat et le toucher. Ce dernier est indispensable au bon développement de l’enfant. Il faut savoir que son cerveau est fortement demandeur en sucre, dont l’assimilation va nourrir le circuit de la récompense.

 

Un synonyme de douceur enfantine. Quand l’enfant grandit, il reçoit des bonbons ou autres gourmandises sucrées pour le réconforter lorsqu’il se fait mal ou s’il est triste…. La famille se réunit pour fêter les dates importantes autour d’une pâtisserie. Le sucre accompagne ainsi les différentes émotions et étapes de la vie. Ces moments restent profondément ancrés et imprégnés dans la mémoire. On a tous en tête le bon gâteau d’une grand-mère ou de sa mère…

Bref, le sucre représente tout un symbole.

 

Pas étonnant alors qu’à l’âge adulte, les déceptions sentimentales, ruptures, difficultés professionnelles, stress ressenti ou encore maladies, soient atténuées grâce au sucre.

Celui-ci peut également être un élément moteur. Face à un dossier difficile à boucler, on s’autorise une friandise pour se donner du courage. On retombe alors dans les paquets de biscuits, on prépare une recette sucrée, on s’accorde un petit plaisir supplémentaire.

 

Plus on est confronté au sucre, plus on en a envie et plus on en consomme. Un véritable cercle vicieux.

Le circuit de Récompense.

Le fonctionnement du cerveau. Il est chargé de nombreuses fonctions : il doit recevoir et analyser les stimuli extérieurs, il a un rôle clé dans la mémoire et l’apprentissage. Sans oublier son importance dans la prise de décisions et la notion fondamentale du plaisir.

 

Et comme l’ensemble du corps, il doit atteindre son homéostasie, c’est-à-dire l’équilibre.

Dans le cerveau, des interactions ont lieu entre les neurones, sous l’action de messagers que l’on appelle les neurotransmetteurs qui vont permettre cet équilibre. Ainsi, le niveau s’harmonise et tout revient « à la normale ».

 

Mais lorsqu’on ingère un produit psychoactif (substance chimique comme la morphine, la cocaïne qui influe sur l’activité mentale), cela perturbe le cerveau qui a du mal à maintenir son équilibre. Si cette consommation est répétée régulièrement, elle finira alors par faire partie du fonctionnement du cerveau. L’homéostasie sera alors enfermée par ce produit. Et si celui-ci est absent, le cerveau fonctionnera alors moins bien. C’est ce qu’on l’appelle l’addiction. C’est ce qui se passe avec les drogues mais aussi pour le sucre.

 

Définition et histoire. Lorsqu’on obtient une récompense, cela génère une émotion positive. On apprécie et on aime en recevoir encore et encore.

Ce circuit de la récompense privilégie les comportements indispensables pour survivre, c’est-à-dire boire, manger, se reproduire, s’adapter à l’environnement. Et c’est parce que cela entraîne une notion de plaisir qu’on l’appelle « circuit de la récompense ». Il y a même un effet renforçant qui correspond à l’enregistrement et la mémorisation d’actions plaisantes que l’on va répéter.

 

Des recherches ont été menées, confirmant que toutes les récompenses (des éléments naturels, des drogues ou des attitudes) conduisent à une libération rapide et élevée de dopamine, par les neurones présents dans le noyau accumbens (région du cerveau impliquée dans le circuit de la récompense et la dépendance aux drogues). Ils sont ce qu’on pourrait appeler des détecteurs de récompense.

 

Lorsque l’on consomme un gâteau au chocolat par exemple, on ressent du plaisir. La dopamine est libérée, accompagnée d’endorphines, les hormones du bien-être. L’alliance de dopamine et d’endorphines va créer l’effet renforçant, qui nous donnera envie d’en reprendre.

 

L’aversion. Le circuit de la récompense possède deux voies :

 

§  L’une active la sensation de plaisir. Elle a recours aux récepteurs à la dopamine qui vont informer le cortex préfrontal (où se développent le langage, la mémoire de travail, ainsi que le goût et l’odorat) que l’action est positive et génère de la satisfaction, du plaisir, un bénéfice.

Cela lui indique alors qu’elle peut être reconduite. 

§  L’autre active la sensation de l’aversion. Cela concerne aussi bien le goût avec des plats en particulier que des situations de la vie. Pour maintenir l’homéostasie, le cerveau va utiliser des récepteurs à la dopamine. Les récepteurs vont entraîner plusieurs réactions qui vont donner un avertissement négatif au cortex préfrontal. L’action va être bloquée, l’effet renforçant sera bloqué. Cette voie est appelée « anti-récompense ».

 

Les différentes drogues, ainsi que le sucre, entraînent une libération de dopamine dans le noyau accumbens en quantité élevée. Elle est responsable du développement d’une addiction.

Comment traiter l’addiction : sucre, gras, autres aliments… ?

Mise en place de l’écoeurement d’un ou plusieurs aliments (sucre, gras, barres chocolatées, boissons sucrées), avec la pose d’anneau gastrique virtuel sous hypnose.
Je vous propose un coaching minceur à partir d’un bilan diététique, des séances d’hypnose adaptées à vos besoins dans mon cabinet Médisoin.