Alcool

Qu’est-ce que la dépendance à l’alcool ?

La dépendance alcoolique est l’impossibilité de ne pas boire sous peine de voir survenir des troubles du comportement (désir irrépressible et obsessionnel de boire) et des signes de manque (tremblement, sueurs, anxiété…) plus ou moins intenses.

Comment s’installe la dépendance ?

La consommation ponctuelle d’alcool peut sembler anodine. Toutefois, elle peut être le signe d’une difficulté quand les occasions de boire se multiplient, la consommation d’alcool devient indissociable de tout évènement festif, l’ivresse est recherchée à chaque occasion, il devient impossible de limiter sa consommation.

Des signes peuvent alerter sur une consommation qui devient peut-être un peu trop fréquente : un sentiment de fatigue, une mauvaise humeur, un sommeil agité ou de mauvaise qualité, des réveils difficiles.

 

La dépendance à l’alcool s’installe souvent de manière insidieuse. Cela peut prendre des années avant que la personne qui boit (ou son entourage) prenne réellement conscience de son existence.

Dans un premier temps, les effets euphorisants et relaxants de l’alcool sont recherchés par la personne sans qu’elle en soit toujours consciente. Elle y trouve un réconfort qui lui permet de relâcher la pression face à des difficultés, « d’oublier » ses problèmes ou de combler des moments de vide. L’alcool devient ainsi une échappatoire, une « solution ».

Quand l’alcool devient un besoin.

Une personne peut réaliser qu’elle est dépendante simplement parce qu’elle a beaucoup de mal à passer une semaine sans boire (l’envie est trop grande), sans nécessairement ressentir un manque physique.

A ce stade, les excès réguliers qu’elle ne considérait pas forcément comme un problème, sont en passe de se transformer en dépendance et en une forme grave d’alcoolisme.

 

A plus ou moins long terme, l’alcool prend le dessus et la personne devient dépendante.Tout d’abord, elle s’habitue à l’alcool et développe une tolérance. Cela signifie qu’elle doit boire des quantités plus importantes d’alcool pour ressentir les effets qu’elle recherche. 

Ensuite, elle ne boit plus pour ce que lui procure l’alcool mais parce que cela devient une nécessité. Elle cherche à éviter le manque qui, faute d’une nouvelle prise d’alcool, peut induire un syndrome de sevrage. Des symptômes dits de sevrage apparaissent : anxiété, tremblements, sueurs, vertige, agitation, tachycardie, fièvre… 

 

L’alcool est devenu l’un des piliers de la vie de la personne dépendante, il lui est difficile d’envisager de vivre sans. Lorsqu’elle arrête, elle est fragilisée par l’absence de cette béquille et elle doit affronter des difficultés que l’alcool permettait d’occulter.

Les conséquences de l’abus.

Sur le plan physique : maladie du foie ou du tube digestif, troubles neurologiques comme des douleurs névritiques, tremblements, couperose, anomalies biologiques du sang.

 

Sur le plan psychique : troubles du caractère, agressivité, hallucinations, délires, démence.

 

Sur le plan social : difficultés professionnelles, familiales, relationnelles.

Comment traiter l’addiction ?

ü  La première étape est d’accepter l’idée que vous êtes alcoolique et de prendre la ferme décision de cesser de boire. Votre implication dans cette démarche est le moteur essentiel.

 

ü  Pour l’étape suivante, je vous reçois dans un espace chaleureux, l’espace Médisoin. Je vous accompagne en suivant un protocole établi de patient à thérapeute.